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PHENOMENE DE L’ICEBERG

PHENOMENE DE L’ICEBERG (angl. iceberg phenomenon) (esp. fenómeno tipo iceberg) (ital. fenomeno dell’iceberg) (portug. fenomeno de icebergue) (roum. fenomen de « iceberg »))

            Expression désignant, par analogie avec la partie immergée d’un iceberg, la proportion des cas d’une maladie demeurant cliniquement muets.

            Exemple : dans la maladie de Schmallenberg,  une proportion élevée de ruminants infectés ne présentent pas de symptômes.

            Remarque 1 : dans ce genre de maladie, le dépistage joue un rôle important si l’on veut connaitre la réalité de la diffusion de l’agent pathogène.

           Remarque 2 : l’intensité du phénomène de l’iceberg est très variable d’une maladie à une autre : très important par exemple pour la leucose bovine enzootique, très réduit pour la rage des carnivores. Il est dépendant, d’une part, du « pouvoir pathogène » de l’agent pathogène, d’autre part, de la sensibilité de l’hôte. Il est exprimé par le « taux de pathogénicité ».

           Remarque 3 : pour une même maladie, le phénomène de l’iceberg peut être très différent d’une espèce animale à une autre : pour la peste porcine africaine, il est important chez les suidés sauvages, mais très réduit chez le porc.

           Remarque 4 : certains auteurs incluent dans le phénomène de l’iceberg les cas cliniques soupçonnés et non identifiés, ainsi que les cas cliniques soupçonnés, correctement identifiés mais non recensés, et les cas cliniques non soupçonnés ; ceci augmente la proportion « immergée », mais dépend non plus du pouvoir pathogène de l’agent et de la sensibilité de l’hôte, mais d’autres facteurs, extérieurs à ce couple, à savoir le degré de vigilance clinique, les moyens de diagnostic et les modalités d’enregistrement des cas identifiés. Par exemple, pour la fièvre de la vallée du Rift chez l’Homme, il a été estimé que le nombre réel de cas était de l’ordre de 78 fois plus élevé que le nombre rapporté.

           Voir taux de pathogénicité, infection inapparente