1990-18 Texte complet

 

Editorial

Toma (B)

 

LE RISQUE EN EPIDEMIOLOGIE ANIMALE (Réunion AEEMA, Alfort, 31 mai 1990)

 

Epidémiologie à visée étiologique

Goldberg (M) & Leclerc (A)

Ce document porte sur les principaux concepts de l'épidémiologie à visée étiologique, et la mise en œuvre de méthodes d'investigation destinées à analyser le rôle de facteurs pouvant influencer la survenue de problèmes de santé. Dans la première partie, sont précisées des définitions : population, taux d'incidence, risque, cohorte, prévalence, facteur de risque. La question de la causalité en épidémiologie y est également développée. La seconde partie commence par la présentation de la notion de risque relatif, mesure de comparaison entre groupes occupant un rôle central dans toute enquête étiologique. Les modes de calcul sont ensuite détaillés pour les deux grands types d'enquêtes que sont l'enquête de cohorte (ou "exposés/non-exposés") et l'enquête cas-témoins.

 

Les facteurs de risque en épidémiologie animale

Madec (F) & Fourichon (C)

La recherche des facteurs de risque doit ouvrir la voie à des possibilités de prévention des troubles de santé. Différentes méthodes d'obtention des facteurs de risque ont été proposées. Lorsqu'il s'agit de l'étude de phénomènes complexes, une voie complémentaire à celle des tests classiques consiste à utiliser les méthodes descriptives de l'analyse des données. Cette voie présente cependant nombre de contraintes relatives à la collecte des données et à la conduite des opérations de traitement statistique.

 

Prévision du risque de fièvre aphteuse en Europe. Description et analyse

Moutou (F)

A partir de diverses études récentes, les composantes du risque lié à la fièvre aphteuse sont présentées. Leur prise en compte a été fondamentale dans la définition de la politique sanitaire prévue au sein de la Communauté après 1992, même si l'analyse semble encore imparfaite.

 

Epidémiologie décisionnelle

Foulon (G)

Le secteur santé est devenu un secteur d'activité économique, répondant aux contraintes de l'économie générale : ressources limitées, coût croissant des intrants, nécessité d'améliorer la productivité des services. L'épidémiologie, qui permet d'orienter les décisions sur des considérations médicales, est impuissante, face aux enjeux financiers. L'objet de cet article est de montrer comment l'analyse économique s'est peu à peu rapprochée des préoccupations des professionnels de santé pour contribuer à une meilleure gestion des ressources. Le champ de rencontre de ces deux disciplines, appelé pour cette raison "EPIDEMIOLOGIE DECISIONNELLE", forge son entité et ses méthodes. Les outils d'aide à la décision, utilisés pour la gestion des entreprises, sont adaptés au domaine de la santé et évalués.

 

Prévision du risque. Aide à la décision : méthodes et moyens disponibles

Grenier (B)

Trois exemples, empruntés à la médecine humaine, permettent d'illustrer trois méthodes d'évaluation du risque et d'aider à la décision du praticien. Le premier exemple repose sur le gain d'utilité apporté par une option décisionnelle par rapport à une "option de base" qui fait fonction de référence. Ce gain peut être traduit graphiquement en fonction d'une variable choisie comme paramètre décisionnel. Pour une valeur de ce paramètre égale au seuil décisionnel, le gain est nul, la décision est indifférente. Dans le deuxième exemple où la notion d'utilité est essentiellement subjective, la gestion de la décision est liée à la variation d'un paramètre décisionnel en fonction du rapport bénéfice/coût. Le troisième exemple utilise la notion de Réduction Absolue du Risque (R.A.R.) et de son inverse 1/R.A.R. qui exprime le nombre de sujets qu'il est nécessaire d'étudier pour observer un sujet bénéficiaire de l'option décisionnelle, thérapeutique ou préventive. Ce nombre nécessaire de sujets traduit l'effort de prévention que l'on doit ou que l'on propose d'entreprendre ; il permet de mesurer les incidences logistiques et de comparer les coûts des diverses stratégies.

 

Evaluation de la réunion de l'AEEMA  « le risque en épidémiologie animale »

Dufour (B)

 

SITUATION EPlDEMlOLOGlQUE

 

Les pestes porcines en Europe en 1989

Picard (M)

Evolution de la peste porcine classique et de la peste porcine africaine en Europe, comparée à celle de l'année précédente.

 

Bilan de la lutte contre la leucose bovine enzootique en France en 1989

Dufour (B)

Le bilan de la lutte contre la L.B.E. en France en 1989 est présenté à l'aide de tableaux et de figures. Les sources utilisées pour réaliser cet article sont doubles : d'une part des informations provenant des Directions Départementales des Services Vétérinaires, d'autre part une enquête effectuée auprès des G.D.S. Les indicateurs utilisés (taux d'infection des cheptels et des animaux, nombre de foyers cliniques, taux de qualification etc.) permettent de mesurer les progrès rapides réalisés grâce à la lutte contre la leucose. La campagne 1990 devait confirmer la marche vers l'éradication.

 

La brucellose animale en France en 1989

Toma (B)

A partir des données techniques collectées par les Directeurs des Services vétérinaires et synthétisées par la Direction Générale de l'Alimentation, l'auteur dresse le bilan de la situation sanitaire de la brucellose bovine, ovine et caprine en France, en 1989. La situation continue de s'améliorer lentement.

 

La maladie d'Aujeszky en France en 1989

Toma (B), Vannier (P), Lorant (JM), Vigouroux (A), Goyon (M), Plateau (E), Lery (M), Eloit (M), Rose (M), Gonin (P), Mollard (M), Laurent (J) & Maire (C)

Dans les lignes qui suivent, le bilan de la situation épidémiologique de la maladie d'Aujeszky en France en 1989 est présenté à l'aide de tableaux et de figures. Les indicateurs utilisés permettent de penser que l'amélioration de la situation enregistrée au cours de ces dernières années s'est poursuivie en 1989.

 

La rage en France et en Europe en 1992

Barrat (J) & Blancou (J)

La situation de la rage en France et en Europe en 1989 est présentée à l'aide de cartes, de tableaux et de graphiques. Quelques acquisitions scientifiques ou techniques faites au cours de l'année, en relation avec l'épidémiologie ou la prophylaxie de cette maladie, sont ensuite développées.

 

La lutte contre la tuberculose bovine en France en 1989

Bénet (J-J)

En 1989, 511.000 cheptels bovins, soit 19,2 millions de bovins, ont été soumis à la prophylaxie de la tuberculose. Le taux de prévalence annuelle des cheptels infectés a été de 0,45 %, celui de la prévalence instantanée au 31/12 de 0.23 %, celui de l'incidence de 0,23 %. Le taux d'incidence des animaux infectés a été de 3 pour dix mille. Le nombre de bovins faisant l'objet de saisies à l'abattoir est en constante diminution ; la proportion des animaux non marqués faisant l'objet d'une saisie est relativement constante depuis quelques années, environ 25 %. La proportion de saisies totales sur l'ensemble des saisies a progressé au cours de ces dix dernières années, de 11 % à 18 %. L'étude particulière de groupes de départements de situations épidémiologiques différentes ne permet pas de dégager une méthode d'analyse simple conduisant à une optimisation des décisions de santé correspondantes : les différents indicateurs confondent le plus souvent les effets opposés des erreurs par excès ou par défaut. L'état d'infection des cheptels révélé par tuberculination, ou par découverte de lésions tuberculeuses sur un bovin à l'abattoir, devrait faire l'objet d'une confirmation dans tous les départements de situation favorable, soit la majorité d'entre eux. L'accent doit être mis désormais sur la qualité des contrôles à l'introduction des animaux dans une exploitation.

 

ARTICLE D’EPIDEMIOLOGIE

 

Etude sur la valeur de la coprologie chez les carnivores

Martini (M) & Poplayen (G)

On a évalué la sensibilité (SE), la spécificité (SP), la valeur prédictive positive (VPP) et la valeur prédictive négative (VPN} de l'examen coprologique effectué sur 208 renards, 105 chiens et 95 chats à l'égard de cestodes, d'ascaridés, de trichuridés et d'ankylostomidés. Les niveaux de SP sont toujours très élevés alors que ceux de SE sont plutôt bas, surtout pour les cestodes. Les valeurs de VPP oscillent entre un minimum de 27 % pour les trichuridés chez le renard et un maximum de 100 % pour les cestodes chez les trois espèces d'hôtes considérées ; les valeurs de VPN oscillent entre un minimum de 50 % pour les cestodes chez le chat et un maximum de 100 % pour les ankylostomidés chez le chien. En outre, on a évalué les corrélations de ces paramètres avec les taux de prévalence et avec l'intensité moyenne et l'abondance, mesures de la distribution des parasites chez leurs hôtes.

 

INFORMATIONS

 

Note d'information

Lefevre (PC)

 

Réunions

Anonyme

 

Rapport moral

Moutou (F)

 

Rapport financier

Dufour (B)

 

Glossaire de la réunion du 31 mai 1990

Anonyme